GIP Motion Capture

Motion Capture

Le système de motion capture a été mis en place pour enregistrer les pas de danse de deux danseurs, Chloé Corolleur et Guillaume Jablonka de la compagnie Divertimenty, chorégraphe et spécialiste des danses du XVIIIe siècle accueilli en résidence dans le cadre du programme de recherche Industries culturelles et créatives (PEPR ICCARE).

L’installation repose sur 23 caméras de motion capture infrarouges de marque Qualisys, chacune fonctionnant à une fréquence de 100 Hz. Ces caméras utilisent des marqueurs passifs, c’est-à-dire des dispositifs réfléchissant la lumière infrarouge. Les caméras sont positionnées de manière stratégique : certaines sont fixées en hauteur en contre-plongée, d’autres sont installées au plafond ou montées sur des trépieds. Elles permettent de couvrir un espace total de 7 mètres par 7 mètres, correspondant à l’espace maximum exploité par les quatre couples de performeurs dans la danse complète.

Avant toute captation, il est impératif d’effectuer une calibration de l’environnement, qui permet de définir un volume de captation. Cette calibration permet au système d’établir son référentiel spatial et d’assurer une détection fiable et cohérente des marqueurs pendant l’enregistrement.

Une fois la phase de calibration terminée, il est nécessaire de créer un modèle spécifique pour chaque participant, ici un danseur et une danseuse. Les participants présents dans la scène portent une combinaison fournie par Qualisys, équipée de 42 marqueurs passifs positionnés à des emplacements spécifiques. Le modèle fournit au système les informations nécessaires pour identifier précisément les marqueurs à suivre, permettant ainsi d’éliminer les interférences ou parasites éventuels dans la pièce, notamment les reflets ou objets susceptibles d’être interprétés à tort comme des marqueurs.

Après la validation des deux étapes précédentes, la chorégraphie débute sur un signal donné par la musique liée à cette chorégraphie dans le manuscrit original de 1782 et enregistrée préalablement par les élèves du département de musique ancienne du Conservatoire à Rayonnement Régional de Lille, sous la direction de Thomas Yvrard, professeur de musique ancienne au Conservatoire de Lille (Marc-Antoine Houen : traverso, Clémence Issartel : violoncelle baroque, Estellie Rodrigues : clavecin, Charline Benhamou, Mark-Antoine Houen : traverso, Anne Laigneau et Solveig Thonet : violon baroque, Camille Winckels, alto baroque, Estellie Rodrigues : clavecin et Valentin Crogiez, tambourin), et par l’entreprise New Atlantis https://ludmilapostel.wixsite.com/new-atlantis

Deux danseurs évoluent sur la scène, et l’ensemble de leurs mouvements est capté par notre système de motion capture. Les données recueillies sont constituées de trajectoires en six degrés de liberté (6DOF : x, y, z, roll, pitch, yaw) provenant de 84 marqueurs.

À partir de ces marqueurs, un squelette est construit selon un rig standard, puis exporté au format .fbx. Le fichier .fbx est ensuite exploitable dans un moteur de jeu 3D tel que Unity pour animer un avatar de façon réaliste.

En résumé, le danseur enfile la combinaison, exécute sa chorégraphie, le mouvement est capté, traité, et utilisé pour générer l’animation de l’avatar.